Le Livraire

Critiques de livres et un soupçon de veille internet

Archives de Tag: Lecture

Envies lectures de cette rentrée littéraire 2012

Parmi la multitude de livres qui paraîtront, beaucoup ne me disent rien, du moins pour l’instant. En voici quelques-uns qui me font de l’œil et que j’aimerais bien lire. Et vous, qu’est-ce qui vous tente ? (Par contre, pas de nouvelles de Baby Jane, le second roman de Sofi Oksanen qui était censé être publié chez Stock en 2012, bien que le site de l’auteur indique que les droits aient été vendus. Dommage…)

* Sauvegarde (Journal 2001-2003), la suite du journal de Imre Kertesz (Actes Sud)

* Certaines n’avaient jamais vu la mer de Julie Otsuka (Phébus)

* La nuit tombée de Antoine Choplin (La fosse aux ours)

* Comme une bête de Joy Sorman (Gallimard)

Sites autour de la Littérature jeunesse

Livres-enfant : Des sélections des meilleurs livres pour les enfants

Lire ado : Des conseils de lecture pour les adolescent(e)s, avec des fiches de lecture et des interview d’auteurs. Notons la section consacrée aux Classiques.

Les petits bouquins : Une sélection commentée de plus de 300 livres pour la jeunesse et les adolescents, de 0 à 16 ans.

Lecture jeunesse : Le site d’une association qui œuvre pour le développement de la lecture auprès des adolescents et des jeunes adultes. Elle s’adresse plutôt aux professionnels et propose des formations et publie également une revue. Quelques articles et chroniques sont cependant disponibles en ligne, par exemple un lien vers La petite bibliothèque idéale à destination d’adolescents.

Lire aux enfants : Ce site s’adresse aux adultes cherchant des ouvrages de qualité à destination des plus jeunes. Sont proposées des sélections d’ouvrages par âge, mais aussi par temps de lecture, ce qui peut s’avérer très pratique et permet d’éviter de se laisser déborder par une histoire qui n’en finit pas.

La littérature enfantine vue par Éric Chevillard

Deux écoles dominent la littérature du premier âge : le naturalisme le plus édifiant (Je fais dans mon pot ; Monsieur l’abbé m’a mis un doigt) et un surréalisme animalier de pacotille (c’est l’heure où la panthère/ épouse le coléoptère/ c’est l’heure où le hérisson/ rapièce ses pantalons). Puis, curieusement, les enfants perdent le goût de la lecture.

http://l-autofictif.over-blog.com/article-1079-62085373.html

Lire des romans – Walter Benjamin

Reprise des chroniques en douceur avec cet extrait glané au cours des nombreuses lectures et découvertes de ce mois de juillet.

Tous les livres ne se lisent pas de la même façon. Les romans, par exemple, sont faits pour êtres dévorés. Les lire est une volupté d’incorporation. Ce n’est pas de l’empathie. Le lecteur ne se met pas à la place du héros, il incorpore ce qui leur arrive. Mais la manière suggestive d’en rendre compte est la présentation appétissante d’un plat nourrissant qui arrive sur la table. Or il y a une nourriture crue de l’expérience — exactement comme il y a une nourriture crue de l’estomac —, c’est-à-dire : les expériences sur son propre corps. Mais l’art du roman, comme l’art de la cuisson, commence seulement au-delà du produit cru. Et combien y a-t-il de substances nutritives qui sont indigestes à l’état cru ! Combien, d’expériences vécues qu’il est conseillé de lire, et non d’avoir faites. Elles profitent à bien des gens qui sont allés à leur perte quand ils les ont rencontrées in nature. Bref, s’il existe une muse du roman — la dixième —, alors elle porte les emblèmes de la fée cuisinière. Elle titre le monde de son état de crudité pour lui restituer du comestible et en extraire son goût. En mangeant on peut lire à la rigueur le journal. Mais jamais un roman. Ce sont des tâches qui entrent en conflit.

Walter Benjamin, Images de pensée, Christian Bourgois, coll. Détroits, 1998, page 252

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Découvrir la littérature allemande

M’occupant assez régulièrement du rayon de littérature allemande (ou pour être plus juste, de la littérature germanophone contemporaine), je me suis rendue compte que je m’y connais assez mal dans ce domaine ; mis à part quelques classiques, au hasard Goethe ou encore quelques noms très connus comme Süskind.
Mes sept années d’allemand m’auront permis de découvrir Dürrenmatt, d’avoir une indigestion de Brecht et de rabâcher Die Lorelei et Erlenkönig, mais pas d’acquérir une culture littéraire, ne serait-ce que d’un point de vue théorique.

Mieux vaut tard que jamais et j’ai décidé de combler mes lacunes. Cette liste est complètement subjective, je n’y ai mis que les auteurs qui me tentent, a priori. Je n’accrocherais probablement pas avec tous les auteurs et cette liste se verra très certainement modifiée d’ici l’an prochain (je me fixe jusqu’au 31 octobre 2010 pour ce tour d’horizon).

- Stephan Zweig
- Joseph Roth (lu
Les fausses mesures)
- Rainer Maria Rilke
- Günter Grass (lu
Le Tambour)
- Ilse Aichinger
- Christine Lavant
- Thomas Bernhard
- Gerhard Meier
- Herman Hesse,
Le loup des steppes
- Walter Benjamin,
Sur le haschich (enfin, si je le trouve…)
- Ingeborg Bachmann

(à suivre…)

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