Le Livraire
Critiques de livres et un soupçon de veille internet
François Hollande et Nicolas Sarkozy : ce qu’ils proposent pour le Livre
Pour toutes celles et ceux qui pourront d’aller voter dimanche 6 mai, un petit récapitulatif d’après Livres Hebdo n°905. Je n’ai pas reproduit l’intégralité de leurs propositions respectives, seulement quelques points qui me paraissaient importants. Certes, ce type de récap’ est lacunaire, ne présente pas tout, et ne rentre pas dans les détails (et est à considérer comme tel, libre à chacun(e) de creuser de son côté.), mais j’ai trouvé intéressant de faire partager des informations à des lecteurs qui n’ont pas forcément accès à Livres Hebdo. (Petite précision : les candidats sont présentés par ordre alphabétique.)
François Hollande
* Retour à la TVA à 5.5%
* Nomination d’un médiateur du livre
* Création d’un fond de soutien à partir des contributions sur les ventes en ligne
* Développement d’un portail numérique commun (librairies-maison d’édition) et aider à la création d’une plate-forme unique de distribution des livres numériques
* Augmenter les budgets d’acquisition et “réfléchir à l’amplitude des horaires d’ouverture des bibliothèques”.
* Abroger Hadopi
* Augmenter l’enveloppe du CNL à 4 millions d’euros pour la numérisation des œuvres sous droits.
* Encourager des prix inférieurs au livre papier pour le livre numérique.
Nicolas Sarkozy
* Maintient de la TVA à 7%
* Alléger les charges sociales qui résulte du la mise en place de ce nouveau taux
* Doubler les aides actuelles
* Agir pour fiscaliser les distributeurs de biens culturels qui ne paient pas leurs impôts en France
* Augmenter l’amplitude horaire des bibliothèques
* Maintien d’Hadopi
* Création d’une plateforme de téléchargement sur la base d’un accord antre les libraires et les éditeurs.
* Loi sur le prix unique du livre numérique (TVA à 7%)
* Numérisation des indisponibles financée sur la base d’un partenariat entre la BNF et les éditeurs
Liens sur Virginia Woolf
Pour toutes celles et ceux qui aiment Virginia Woolf, (et parce qu’elle a enfin été publiée dans la Pléiade le 22 mars 2012 !) voici une liste de liens relatifs à elle-même ou/et à son œuvre (sauf, tous sont en anglais).
* La page du projet Gutemberg consacrée aux œuvres de Woolf
* Blogging Woolf : un blog très complet tenu par quatre personnes (écrivains, journalistes, enseignants, entre autre) sur Virginia Woolf et le groupe de Bloomsbury.
* Une série de citations de Woolf
* Woolf writer : Un tumblr consacré à Virginia Woolf : des couvertures de livres, des photographies, des dessins autour de l’écrivain.
* Virginia Woolf et Londres : idées de promenades londoniennes sur les traces des lieux où vécut Woolf.
* La Société d’Études Woolfiennes : Seule page en français entièrement consacrée à Woolf (à ma connaissance). Plutôt à destination d’un public de chercheurs et d’étudiants pour les dernières parutions universitaires et les colloques. La page Woolf Autrement présente des spectacles ou des lectures.
Acquérir une liseuse
S’il y a quelques années je n’étais pas plus emballée que ça par la lecture numérique, mon opinion a considérablement évoluée au fil du temps. D’abord parce que techniquement un certain nombre de paramètres se sont éclaircis, notamment par rapport au format utilisé par les différentes liseuses et parce que travaillant dans le domaine du livre depuis la fin de mes études en 2008, cela m’a permis de mieux comprendre tout un tas de paramètres et de questions qui, si j’en crois les discussions relatives au livre numérique avec des personnes moins bien informés, font peur.
Poussée par des raisons techniques et pragmatiques, j’ai décidé d’acquérir une liseuse. Étant une grande lectrice, j’apprécie le fait de ne pas me sentir limitée par le poids des livres que je souhaite emporter avec moi pour une journée ou pour un voyage. Il faut avouer que certaines ouvrages se dévorent vite et pèse lourds (notamment en fantasy).
Liseuse ou tablette ? Les tablettes permettent, outre la lecture, de naviguer sur le web, de regarder des vidéos, d’écouter de la musique (certaines liseuses possèdent aussi cette option) ce qui n’étais pas mon utilisation principale. L’écran est retro-éclairé ce qui offre, à mon avis, moins de confort visuel quand on souhaite lire plusieurs heures d’affilées. De plus, le prix est sensiblement plus élevé, même pour les modèles d’entrée de gamme. Sachant cela et connaissant mes usages, j’ai donc préféré opter pour une liseuse.

PRS-300
Choix du modèle : Mon choix s’est arrêté sur le Sony Reader Pocket Edition (PRS-300). Pourquoi ? Les paramètres techniques (notamment la diversité des formats supportés) et le prix me semblait corrects et surtout, je ne suis pas liée à un format propriétaire comme avec un Kindle (Amazon) ou un Kobo (Fnac).
Prise en main : La prise en main est étonnamment facile et intuitive. Il suffit de brancher l’appareil sur son ordinateur, d’installer le logiciel lié à la liseuse (pas d’insertion de CD, on peut installer le logiciel sur à peu près n’importe quel ordinateur, PC ou MAC). On attend 45 minutes minimum pour que la liseuse ait un minimum de batterie et on peut installer des ebooks. La lisibilité est excellente, même à la lumière artificielle ou au soleil. Seul bémol, le modèle décrit comme “rouge” est en réalité une espèce de rose pas très engageant. Le menu de navigation est clair et il est facile de supprimer un ebook depuis la liseuse.
Utilisation courante, bilan : La liseuse est un objet auquel on s’attache très rapidement, il est bien plus simple de transporter plusieurs livres dans son sac que de piétiner le matin devant sa bibliothèque ou d’hésiter entre plusieurs ouvrages. Si les Pdf ne sont pas forcément très bien supporté par le Sony Reader (tout dépend de la manière dont ils ont été mis en page), il est très facile de les convertir au format Epub avec le logiciel Calibre. Au niveau du choix, on peut regretter que les éditeurs ne proposent pas plus d’ouvrages, même si l’éventail des parutions également disponibles au format numérique augmente rapidement. Le prix des livres numériques est également élevé par rapport aux attentes du consommateur, ce qui est très facilement explicable : si le format est dématérialisé, le nombre d’intervenant nécessaire pour créer un livre numérique est conséquent et toutes ces interventions ont un coût.

